Le libraire de Wigtown

Ce livre raconte le quotidien d’une librairie d’occasion en Ecosse, The Book Shop, située dans la petite bourgade de Wigtown (région du Galloway, sud-ouest de l’écosse).

Shaun Bythell, le propriétaire des lieux et auteur de cet ouvrage, nous narre au fil des pages une année de ses tribulations de libraire, entre ses employées, Nicky, Laurie, Bethan, sa clientèle hétéroclite, ses rapports avec Amazon, AbeBooks et consorts.

C’est frais, drôle, attachant. L’humour est britannique. Les clients à la fois locaux et cosmopolites. En fil rouge, il commence chacun de ses chapitres (1 chapitre = 1 mois) par un extrait de « Quand j’étais libraire » de Georges Orwell. Vous le suivrez aux prises avec les dons de livres, les débarras de bibliothèques après décès, les demandes parfois loufoques des clients de passage, et les nombreuses idées d’animations de sa collaboratrice Nicky. De ses questionnements aussi. Comment fait-on pour survivre en tant que librairie au fin fond de l’Écosse sans passer par internet et ses marchands en ligne ? Eh bien, on ne peut pas…

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Un couple et sept couffins

Si nos enfants ont été portés,

ils nous ont aussi construits

et nous portent chance aujourd’hui

(page 131)

*Je remercie les Éditions Conférence pour l’envoi de ce livre, lu avec grand plaisir *

Nous retrouvons notre « balayeur à toute heure, écrivain quand ça vient, poète par vent de quête (page 137) », occupé comme toujours à arpenter le macadam fribourgeois (canton de Fribourg, Suisse), mais également à sillonner les vertus joyeuses et paternelles d’une vaste maisonnée.

N’hésitez pas à lire ma chronique sur le précédent livre de Michel Simonet « Une Rose et un Balai »  [ICI]

La magie de son écriture est toujours là. Son talent de scripteur nous emmène en voyage au fil d’une narration à la fois poétique, vivante, et pleine d’humour. De fait, nous entrons dans cette famille sur la pointe des pieds, et devenons les témoins privilégiés d’un parcours familial semé de couffins, de rires et de surprises.

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Tant que le café est encore chaud

Ainsi Fumiko avait bel et bien voyagé dans le passé !

Elle était retournée à ce jour précis, il y avait une semaine.

Mais alors… (page 65)

Franchir le seuil de ce café situé au cœur de Tokyo, c’est pénétrer en un lieu à nul autre pareil. Il est fréquenté par une clientèle peu nombreuse, solitaire, en quête d’un miracle, d’une rencontre.

Mais que se passe-t-il dans cet endroit hors du temps, couleur sépia, sobrement éclairé par six lampes suspendues au plafond et une applique murale près de l’entrée ? Au mur, trois vieilles horloges murales, indiquent chacune une heure différente. Comme si les repères habituels étaient délibérément brouillés. D’autant que le café ne possède aucune fenêtre.

Fumiko en est sûre, en ce lieu dépouillé, elle pourra réparer une erreur. Cela paraît fou, impossible et complètement irréaliste. Pourtant une légende urbaine prétend qu’il est possible, en s’attablant ici-même, de voyager dans le passé. Qu’avait-elle à perdre ?

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Nouvelle rubrique

Bonjour à toutes et tous !

Comme vous le savez sans doute, je suis présente sur deux blogs : Les Livres de Zéa et Les Petits bla-bla de Dom. A l’origine, je voulais n’en créer qu’un seul pour partager mes lectures (Zéa). Puis j’ai décidé de conserver également celui que j’avais conçu juste pour me familiariser avec les outils WP (Dom). Vous savez ce que l’on dit : « il n’y a que le provisoire qui dure ».

C’est bien connu, la lecture ouvre des portes sur l’imaginaire, la réflexion. Attise la curiosité et stimule la créativité. Et ce, dès l’enfance et quel que soit le domaine : conte, roman épistolaire, fantasy, polar, classique de la littérature, science-fiction, essais, philo, Histoire, science et nature, poésie, manga, psycho, etc.

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L’Âme des Horloges

« Le pouvoir est conquis ou perdu, jamais créé ni détruit. Le pouvoir est un invité, on ne le « détient » pas. Les fous désirent y accéder, ainsi que de nombreuses personnes saines d’esprit, mais seul le sage se soucie des effets à long terme. Le pouvoir agit sur l’ego comme du crack, et comme de l’acide sulfurique sur votre âme. » (page 131)

L’Âme des Horloges est un récit dense, complexe, un labyrinthe d’histoires et de destins croisés. Ajouter à cela, des références directes à d’autres romans de David Mitchell, et vous aurez un panorama du dédale dans lequel vous entrerez en ouvrant ce livre. Lire la suite

Slade House

« Que le Chagrin joigne ses forces aux miennes. Que la haine me redonne du nerf. Il ne me reste peut-être guère plus de secondes en réserve mais s’il existe la moindre possibilité de venger cette tête brûlée de Jonah, mon très cher jumeau, ma véritable moitié, alors j’y parviendrai » (page 269)

ZéAvis

Une mécanique fantastique au service de l’indicible, l’immatériel, l’impossible. Un dédale dans lequel le lecteur se perdrait s’il n’y avait le talent de conteur de David Mitchell pour semer des petits cailloux littéraires dans ses pages. Lire la suite

Une langue venue d’ailleurs

« Le français est la langue dans laquelle j’ai décidé, un jour, de me plonger. J’ai adhéré à cette langue et elle m’a adopté… C’est une question d’amour. Je l’aime et elle m’aime… si j’ose dire… » (page 19)

Akira Mizubayashi ressent très jeune, aux alentours de dix-neuf ans, ses premières émotions dans la langue de Molière. C’est en écoutant des cours de français dispensés à la radio nationale japonaise (dont il enregistra les émissions sur un magnétophone à bande magnétique) qu’il entre en contact avec les sonorités de la langue française. Et cet amour de la langue ne l’a plus jamais quitté. Pourquoi ? Lire la suite

Petite

« Je voulais m’offrir ce cadeau, celui d’être libre. Faire du monde un terrain de jeu, m’y jeter à corps perdu, avec l’allégresse et l’audace qui m’ont toujours porté chance. » (page 96)

Sarah est jeune et riche… d’expériences. Extraordinairement lucide aussi. Avec ses mots, sa verve, elle se livre sur son sentiment d’impuissance (parfois), ses désirs, ses joies, ses espoirs. Lire la suite

Une Rose et un Balai

Petit traité de sagesse d’un balayeur de rue

« Comme Gorki, le balayeur que je suis poursuit donc à sa façon un parcours universitaire de plein air, à la Faculté Macadamique du Ciel ouvert… » (page 91)

Nous sommes à Fribourg, ville suisse située dans le canton du même nom. Michel Simonet sillonne cette ville depuis près de trente ans, vêtu de la tenue orange des balayeurs. Sa particularité est d’avoir chaque jour, une rose fraiche accrochée à son chariot. Lire la suite

Le chat qui venait du ciel

« La première fois qu’il s’est endormi chez nous, posé comme une perle sur le canapé où il dessinait une virgule, la maison tout entière a été plongée dans une joie profonde… » (page 18)

Ce chat venu du ciel est un petit miracle de douceur et d’intrépidité. Il va bouleverser le quotidien du narrateur et de sa femme, nouveaux locataires d’un pavillon situé au bord d’un chemin baptisé le passage de l’Éclair, en raison de sa forme en zigzag. Lire la suite