Une langue venue d’ailleurs

« Le français est la langue dans laquelle j’ai décidé, un jour, de me plonger. J’ai adhéré à cette langue et elle m’a adopté… C’est une question d’amour. Je l’aime et elle m’aime… si j’ose dire… » (page 19)

Akira Mizubayashi ressent très jeune, aux alentours de dix-neuf ans, ses premières émotions dans la langue de Molière. C’est en écoutant des cours de français dispensés à la radio nationale japonaise (dont il enregistra les émissions sur un magnétophone à bande magnétique) qu’il entre en contact avec les sonorités de la langue française. Et cet amour de la langue ne l’a plus jamais quitté. Pourquoi ? Lire la suite

Petite

« Je voulais m’offrir ce cadeau, celui d’être libre. Faire du monde un terrain de jeu, m’y jeter à corps perdu, avec l’allégresse et l’audace qui m’ont toujours porté chance. » (page 96)

Sarah est jeune et riche… d’expériences. Extraordinairement lucide aussi. Avec ses mots, sa verve, elle se livre sur son sentiment d’impuissance (parfois), ses désirs, ses joies, ses espoirs. Lire la suite

Une Rose et un Balai

Petit traité de sagesse d’un balayeur de rue

« Comme Gorki, le balayeur que je suis poursuit donc à sa façon un parcours universitaire de plein air, à la Faculté Macadamique du Ciel ouvert… » (page 91)

Nous sommes à Fribourg, ville suisse située dans le canton du même nom. Michel Simonet sillonne cette ville depuis près de trente ans, vêtu de la tenue orange des balayeurs. Sa particularité est d’avoir chaque jour, une rose fraiche accrochée à son chariot. Lire la suite

Le chat qui venait du ciel

« La première fois qu’il s’est endormi chez nous, posé comme une perle sur le canapé où il dessinait une virgule, la maison tout entière a été plongée dans une joie profonde… » (page 18)

Ce chat venu du ciel est un petit miracle de douceur et d’intrépidité. Il va bouleverser le quotidien du narrateur et de sa femme, nouveaux locataires d’un pavillon situé au bord d’un chemin baptisé le passage de l’Éclair, en raison de sa forme en zigzag. Lire la suite

Et si les chats disparaissaient du monde…

« …ça fait des milliers d’années qu’on entasse du superflu !

En effacer un peu ne ferait de mal à personne… »

(page 22)

Lorsqu’il apprend qu’il va mourir, à trente ans, d’un cancer du cerveau, le narrateur s’étonne de rester étrangement calme. Le choc sans doute. Puis il se demande quels sont les choses qu’il voudrait accomplir avant cette échéance inéluctable.

« Il devait bien y avoir quelques exploits, sur cette Terre que moi seul pouvait accomplir ! » (page 11)

Tout se met à dérailler quand son double, vêtu d’une chemise hawaïenne, lui fait face et lui assure être le Diable en personne. Lire la suite

Chi va piano, va sano…

La voie du reblog est la plus simple, puisque Dom et Zéa ne sont qu’une seule et même personne 🙂
Bonne lecture !

Les petits bla-bla de Dom

Vous connaissez tous ce vieil adage, qui est un raccourci francisé – souvent écrit qui va piano… – du proverbe italien

« chi va piano va sano e qui va sano va lontano »

(Amici italiani che mi leggono a volte – Viva Italia ! – non esitano a correggermi se non lo scrivo correttamente).

L’idée est de ralentir et de ne rien faire dans la précipitation, afin d’optimiser les chances d’arriver à bon port. Ce qui n’est pas de prime abord dans ma nature. Je suis plutôt du genre multitâche hyperactive, ce que je gère parfaitement d’ailleurs. Mais là, j’ai été vaincue par le nombre et ai été dans l’obligation de repenser mes priorités.

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